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Walter et Scotty Scott sont de vrais jumeaux nés à Dallas dont le timbres de voix est suffisamment proches pour donner l'impression d'un écho très riche. La famille a quitté la région pour s'installer à Los Angeles. C'est là qu'à l'âge de cinq ans les jumeaux font leur baptême de la scène avec 'Me and my shadow', un vieux standard d'Al Jolson.
Quinze ans plus tard ils ont une première expérience professionnelle acquise sous le nom de Scott Twins lorsqu'ils font la connaissance de l'Eden Trio de Nicholas Caldwell, Marcus Hutson et Gordy Hormon à l'occasion d'un concours scolaire. En attendant leur tour, ils s'amusent à mêler leur voix en coulisse et l'entente est telle qu'ils décident de s'associer.
Harmon qui a travaillé avec un autre groupe, les Superbs, est en contact avec Lou Bedell des disques Dore qui prend en charge le quintette en 1964 et lui donne le nom de Whispers (murmures) du fait de ses harmonies délicates. Le groupe enregistre pour Dole cinq singles dont 'The dip', 'As I sit here' et 'Never again' se vendent très honorablement en Californie, en particulier dans la région de San Francisco où le futur Sly Stone, alors disc-jockey sur les ondes KDIA, les pousse à s'installer.
A l'occasion d'un concert de Curtis Mayfield en 1968, les Whispers rencontrent Dick Griffey, un entrepreneur de spectacle et patron de club qui parvient à les convaincre de devenir leur manager. Leur association avec le label Soul Clock débouche sur deux hits successifs, 'The time will come' en 1969 et surtout 'Seems like I gotta do wrong', sixième du classement Soul à la saison suivante. Ce double succès permet au groupe de rejoindre les disques Janus. Un changement survient lorsque Gordy Harmon, gravement blessé au larynx dans un accident de voiture est remplacé par Leaveil Degree en 1973.
Dans le même temps, les Whispers enregistrent une demi-douzaine d'albums et autant de hits moyens dont le plus substantiels sont Your Love Is So Doggone Good en 1971, I Only Meant To Wet My Feet en 1972 et A Mother For My Children en 1974. Ils se rendent compte que Janus, malgré un accord avec Chess, est mal outillé pour faire progresser leur carrière. Dick Jeffrey connaît bien l'animateur de télévision Don Cornelius à qui il fournit régulièrement des artistes pour son émission Soul Train, entre autre les Whispers. Il est donc naturel pour ces derniers de faire leur entrée sur le label Soul Train lorsque Griffey et Cornelius en lancent le principe en 1975. Griffey est conscient que l'arrivée du disco ne joue pas en la faveur des groupes vocaux, mais il s'évertue à adapter leurs productions aux goûts du public en les envoyant enregistrer un premier recueil Soul Train à Philadelphie sous la direction de Norman Harris, One For The Money. Le single qui annonce le disque à la fin du printemps 1976, 'One for the money (part 1)', s'éloigne délibérément du registre habituel des Whispers qui retrouvent pour la première fois le Top 10 Soul cet été-là, avant de récidiver un an plus tard avec 'Make it with you', extrait de l'album Open Up Your Love.
Au bout de deux ans d'activité, Don Cornelius s'aperçoit que le temps lui manque pour s'occuper de son label et Soul Train ferme ses portes en 1977. Griffey a en revanche eu le temps de se familiariser avec l'industrie du disque et décide de poursuivre en créant Solar (pour Sound of Los Angeles Records) sur lequel il signe les principaux artistes liés à la brève histoire de Soul Train : la chanteuse Carrie Lucas (accessoirement épouse de Dick Jeffrey), le trio Shalamar et les Whispers. La transition s'effectue en douceur pour ceux-ci qui retrouvent le Top 10 Soul dès 1978 avec '(Let's go) all the way' extrait de Headlight. La saison 1979 démarre plus doucement avec le recueil Whisper In Your Ears dont les ventes sont plombées par l'hégémonie du disco, mais le bout du tunnel se profile dès l'automne lorsque 'A song for Donny', un hommage à Donny Hathaway qui vient de disparaître, arrive aux portes du Top 20.
Les premières semaines de 1980 se chargent de concrétiser les efforts des Whispers en leur apportant le succès qu'ils attendait depuis quinze ans : 'And the beat goes on', cinq semaines en tête des charts Soul, et 'Lady', tous deux extraits de The Whispers qui va être l'un des albums les plus vendus de l'année aux Etats-Unis avec plus d'un million d'acheteurs. Cette réussite est celle de la ténacité pour le groupe; elle est aussi celle de Dick Griffey qui n'a jamais douté de leur potentiel; elle est enfin celle de Leon Sylvers, étroitement lié à l'histoire de Solar depuis 1978 en tant que producteur.
Pour les frères Scott et leurs trois condisciples, il est plus que jamais question de réhabiliter la ballade et les harmonies vocales, ce qu'ils s'appliquent à faire tout au long de la décennie, forts de leur notoriété nouvelle, avec une suite d'albums invariablement en bonne place dans les listes des meilleures ventes: Imagination en 1981 ('It's a love thing'), Love Is Where You Find It en 1982 ('In the raw'), Love For Love en 1983 ('Tonight', 'Keep on lovin' me'), So Good en 1984 ('Contagious'), Just Gets Better With Me qui passe la barre des deux millions d'exemplaires vendus en 1987 avec un second Numéro Un Black, également classés septième au Hot 100, 'Rock steady'. Depuis 1984, la production est passée des mains de Leon Sylvers à celles de Reggie Calloway du groupe Midnight Star, avant que les tadem Babyface Edmonds et L.A Reid ne prenne le relais pour Rock Steady, une transition d'autant plus naturelle que le groupe The Deele d'Edmonds et Reid est entré chez Solar grâce à l'appui de Calloway.
De l'exterieur, tout laisse à croire que l'esprit de famille qui règne chez Solar n'est pas près de se dissiper. Après vingt ans de complicité, les Whispers et Griffey vont pourtant se séparer dans les pleurs et les grincements de dents lorsque le groupe annonce son intention de rejoindre les rangs de Capitol. La réussite commerciale de More Of The Night, portée par le succès de trois best-sellers R&B en 1990-91 ('Innocent', 'My heart your heart', 'Is it good to you') apporte la preuve que la ballade telle que la conçoivent les Whispers, a toute sa place dans l'univers soul de cete fin de siècle. En 1993 les deux frères Scott l'on confirmé en duo grâce à l'album My Brother's Keeper, porté par une reprise de 'I want to know your name' des Intruders, avant de proposer en 1995 ce qui reste leur dernier album en date Toast To The Ladies.
Ce qu'ils ont de très fort les Earth Wind & Fire, c'est qu'ils sont parvenus à faire des morceaux « subliminaux » et des titres qui ont traversé les années, envers et contre tout.
Non seulement on a tous un morceau du groupe en tête mais même si tu ne l'as pas et bien...tu l'as. Que tu allumes ta télé le dimanche soir (et oui, le générique TV de Ciné Dimanche c'est eux !), que tu penses très fort aux Raëliens habillés en blanc posant devant des pyramides miniatures, que tu t'imagines un dance floor dans les années 1980 quelques part dans une boîte d'Hossegor ou de Palavas-les-Flots ou même que tu rêves d'un voyage avec ta ou ton petit(e) ami(e) dans la «Croisière S'amuse » et hop ! le groupe mythique en forme de gospel sous ecstasy te revient tout de suite à l'esprit !
Bon d'accord, l'image d'un autre groupe, Imagination, n'est pas très loin mais c'est tout simplement parce que Imagination a fait un morceau mythique qui s'appelle « illusion » et que Earth Wind & Fire en a fait un qui s'appelle...imagination, justement ! Quand on te dit qu'ils sont subliminaux !
Non seulement subliminaux mais tout simplement géniaux. Ils ont réussi le pari (pas si insensé) de faire tenir Stevie Wonder, KC & The Sunshine, Billy Joel et Al Jarreau ensembles, à travers des morceaux qui sonnent comme eux ! (on aurait pu se risquer à parler de Prince mais c'eut été exagéré).
Do you remember...the 21st night of...september.
Tout commence vraiment en 1974 à Los-Angeles, même si le groupe voit vraiment le jour en 1969. A cette époque, le charismatique chanteur et leader Maurice White (non ce n'est pas lui qui a la voix de fausset mais son percussionniste Philip Bailey...ça aussi c'est subliminal) décide de changer de producteur et d'entraîner Charles Stepney dans l'aventure aérienne du vent et du feu. Alors que notre Doc Gynéco naît à Clichy-sous-Bois et que l'aéroport Charles De Gaulle est inauguré, Maurice White et sa bande d'allumés en profitent pour sortir le fondateur album Open Our Eyes avec sa couverture digne d'un Sun Ra à l'heure du thé.
Le morceau « mighty, mighty » y résonne déjà comme le Boogie Man de KC. Comme « décomplexé », Earth Wind & Fire se lance dans une funk pop disco endiablée qui prend toute sa valeur lors des concerts et des méga shows qu'ils commencent à produire. Un peu comme Kiss mais en moins orienté « vampires à Moonboots ».
Si tu n'as jamais vu un concert des Earth Wind & Fire, ça vaut le détour !
A chaque fois, on dirait Rencontre du Troisième Type et à chaque fois ça donne envie de bouger son corps !
Un an après, en 1975, c'est la sortie de That's The Way of The World, que tu trouveras sûrement dans la discothèque de tes parents ou grand-parents avec le bon slow « Happy Feelin ». Avec Bailey en chant, Al McKey à la guitare et Ralph Johnson à la batterie, les Earth Wind & Fire décollent de la Terre et s'envolent vers une planète pharaonique où tout le monde a le sourire.
Toujours en 75, dans l'album Gratitude, ils lancent l'incontournable « sing a message to you » et le solaire « Sun Goddess ». Fiers de leurs envolées, les voilà vers Jupiter avec l'album Spirit (1976) et le bon morceau « getaway ». En 1979, on les voit à la périphérie de Neptune avec leur album I Am (écoute le morceau In the Stone et pense à dimanche soir). Et puis, en prenant de la vitesse avec Faces (1980) ils propulsent le hit « let's groove » en 1981 et cartonnent les pistes de danse.
A l'heure qu'il est, ils ont changé de galaxie avec leur dernier album Illumination (2005).
Né le 29 juillet 1962 à Manchester en Angleterre, Carl Cox commence à faire le DJ pour sa famille dès l'âge de huit ans. Il s'équipe de platines à quinze ans et écume tous les lieux où il peut se produire. Il passe par la disco, le groove et le hip hop puis est atteint par la fièvre house qui touche la Grande Bretagne. Il déménage à Brighton en 1986 et sa réputation explose à la fin des années 80. Il joue devant 15 000 personnes en plein air en 1989. Son premier single s'intitule I want you (forever). Suit Does it feel good to you. Il monte alors son propre label Worlwide Ultimatum et son agence de DJ Ultimate. En 1995, il revient avec la compilation de mix F.A.C.T. : future alliance of communications and technology suivi d'un deuxième volume deux ans plus tard. En 1996, il enregistre son premier véritable album intitulé At the end of the cliché . Trois ans plus tard, Carl Cox signe Phuture 2000 et revient en 2002 avec l'insolent Global. En 2004, Carl Cox revient avec une nouvelle copile mixée intitulée Pure Intec Compiled & Mixed by Carl Cox...